Il existe peu d’écrits sur cette chapelle. Cependant, son implantation, son architecture, ses matériaux et le nom des champs et fontaines environnants nous livrent des indices. Elle serait du XIIIe siècle ou antérieur.
La fenêtre romane, la porte sous le clocheton, l’ancien cimetière (non utilisé après 1662), ou les corbelets, différents, attestent d’une construction partiellement ancienne.
À notre connaissance, la chapelle subit deux époques de modifications majeures. Fin XVIe : ouverture de la porte sud, et réalisation du clocheton. Un oculus et la charpente ont été vraisemblablement remaniés comme le montrent les matériaux et la pierre de faîtage du chevet. En 1979-1980, le bâtiment a été sauvegardé des outrages du temps avec, malheureusement, la perte d’éléments de charpentes du XVe (arbalétrier, sablières et poinçons sculptés). Elle reçut des vitraux de Pierre du Vorsent en 1980. Les oculi, atteints d’une dégradation qui ne peut être enrayée, furent remplacés par des oeuvres de… La croix latine de l’enclos provient des roches de Port-Foll (Kerroch). Sa cloche date de 1815.

À l’intérieur, on peut voir quatre statues dont trois inscrites aux monuments historiques : saint Léonard, polychrome en pierre de Saintonge (XVe ou antérieur). De l’autre coté de l’autel se trouvait une Vierge à l’enfant, remarquable pour son déhanché médiéval breton, de même facture, datée de 1490. Celle-ci fut déplacée dans l’église paroissiale en 1992. Elle est remplacée par une copie en iroko réalisée par Maryvonne Portal en 2012. On peut également admirer sainte Radegonde (518 ? – 587) oeuvre polychrome en bois (XVIe), épouse de Clotaire 1er fondatrice de l’abbaye de Sainte-Croix de Poitiers et un saint Roch (1295 – 1330 ?) et son chien, bois polychrome de 1880 par Alphonse Le Brun, sculpteur de Marine.

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